Bangkok Riviera, de l’Angleterre à la Normandie.

Avec un second EP quatre titres, Bangkok Riviera confirment qu’ils ont de la suite dans leurs idées. Ils sont tous normands d’origine et ne sont pas à leur premier coup d’essai. Bruno chanteur compositeur du groupe nous raconte :

On ne créé pas un groupe au lycée comme on en créé un après plusieurs dizaines d’années d’expériences musicales … Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer Bangkok Riviera ?

Il n’y a pas de volonté précise derrière Bangkok. C’est peut être cela de vieillir : on ne veut pas se vendre, on s’en fiche du mouvement à la mode. On veut faire le mieux possible et être cohérent avec nous même. C’est une démarche personnelle, une envie de jouer ensemble simplement.

Photo : Stéphane Dubromel

Dans les années 80 vous aviez déjà eu une expérience avec François le guitariste. Est-ce qu’il y a une once de nostalgie ?

Quand nous étions à la FAC de Caen nous avions créé Septembre Noir, un groupe coldwave comme il y en avait beaucoup à cette époque. On a eu notre période faste : tournée en Bretagne, une télé nationale … Chacun a eu un parcours différent ensuite : François plus dans la scène underground, une fille du groupe a rejoint un groupe soutenu par France Inter avec quatre albums à son actif  … Moi je suis arrivé en Angleterre où je produisais des musiques notamment pour des films d’architecture. La musique a toujours guidé nos parcours, Bangkok Riviera s’inscrit dans ce prolongement sans faire référence au passée.

Avez-vous repris des habitudes de cette période Septembre Noir ?

Je suis venu m’installer il y a quelques mois sur Saint-Lô, c’était l’occasion de monter Bangkok Riviera. Les procédés sont différents maintenant : je compose et les autres membres du groupe embellissent. Je donne une importance très forte aux paroles et à la voix.

Votre financement collaboratif a été un succès, pensez-vous y avoir de nouveau recours pour un prochain projet ?

C’est quelque chose de super. Tu peux communiquer en direct avec ton public, avec ceux qui veulent te supporter. Un disque rapporte plus rien aujourd’hui ! Heureusement que l’enregistrement s’est aussi démocratisé, il est facile d’enregistrer en Home Studio. Ce genre de financement permet de communiquer plus vite, mais ça demande de sortir du lot car on vit une période où il est difficile de sortir de la masse d’informations.

Après plusieurs semaines, êtes-vous satisfaits des retombées de votre dernier 4 titres ?

Super satisfaits oui ! Il a été enregistré en un week-end au Normandy. On a pris du temps à le mixer avec Alexandre Cloitre dans son studio à Granville. La master a été fait à Brighton avec un expert qui a déjà bossé pour Nirvana ou Foo Fighters. Les retours sont positifs, notre titre est même programmé dans une radio à Marseille ! Notre objectif est de sortir deux EP chaque année, pas question d’album pour l’instant.

 

Retrouvez Bangkok Riviera chez vos disquaires normands : Sonic Records à Caen et Planet R à Saint Lô.

J'ai toujours eu l'impression que mes vinyles sonnaient terriblement mieux entre 1h et 4h du matin. Demandez à mes voisins !

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Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 3 min
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