Cabourg Mon Amour veut renforcer le local !

Pour sa sixième édition (déjà !), Cabourg Mon Amour souhaite enfoncer le clou : la plage, une petite jauge et une programmation découverte. Nous avons parlé des nouveautés du festival et de la vision de Romain, co-fondateur du festival.

Pourquoi avoir avancé les dates de cette édition ?

Nous avons constaté que beaucoup de locaux étaient partis en vacances fin juillet. Avancer les dates d’un mois nous permet de s’adresser à plus de festivaliers. On a pris en compte aussi les hébergements à Cabourg qui étaient pour la plupart complets. C’est une ville balnéaire qui est saturée le dernier weekend de juillet.

Au bout de six ans, peut on dire que Cabourg Mon Amour a trouvé sa vitesse de croisière ?

Oui complètement, nous sommes toujours sur une formation de trois jours ; 17h à minuit ; deux scènes en alternance ; à cap Cabourg, les pieds dans le sable. Nous avons trouvé notre rythme de croisière avec 3000 personnes par jour. On n’évoluera pas, car le site ne le permet pas et nous souhaitons garder la taille humaine garante de la convivialité.

On entend souvent la remarque que le festival est avant tous parisien malgré sa situation géographique ?

On souhaiterait d’avantage de locaux, que ce soit la Normandie ou la Bretagne. Mais il est vrai que l’identité visuelle, la prorgrammation et la communication que nous avons voulu précurseuses sont plus parisiennes. D’ailleurs on se rend compte que ce sont surtout les médias parisiens qui ont été les premiers à faire le relais.
On continue notre travail d’ancrage territorial en travaillant à l’année avec le Cargö, Le Tetris mais aussi Buzz Production (ndlr : à l’origine de la Buzz Pack) à Caen.

De la programmation, quel est l’artiste le plus bankable ?

Notre programmation découverte est de plus en plus identifiée par les festivaliers. Nous ne sommes pas taillés pour faire de la grosse tête d’affiche comme peut le faire Beauregard par exemple. Pour autant, nous invitons des artistes qui ont déjà leur public comme Juliette Armanet qui est notre tête d’affiche du festival. Elle a remporté une victoire de la musique quelques jours avant qu’on annonce sa venue.

Aloise Sauvage – Cabourg Mon Amour

Au contraire, celui qui est le plus gros pari ?

Aloïs Sauvage et Vendredi sur mer commencent à faire parler d’eux ! D’ici un an ils devraient faire d’avantage de festival et agrandir leur popularité.

Pour habiller le festival, vous faites appel à tempête. Peux-tu nous expliquer comme est organisé ce travail ?

Nous avons toujours voulu que Cabourg Mon Amour soit une vraie expérience pour les festivaliers. On propose tout un tas d’animations, de stands mais aussi une décoration aux couleurs de notre identité visuelle. Le collectif tempête crée du mobilier sur mesure, habille les stands, la scène mais aussi les loges des artistes.

Les personnes à la tête de ce collectif sont proche aussi de Calvi On The Rock, peut on voir cela comme une affiliation ?

C’est une affiliation indirecte. Il est vrai que les festivals sur plage sont très rares. Les habitués aiment bien nous nommer « Calva on The Rocks ». Ça nous fait sourire. Moi même j’ai bossé plusieurs années sur ce festival.

J'ai toujours eu l'impression que mes vinyles sonnaient terriblement mieux entre 1h et 4h du matin. Demandez à mes voisins !

Commentaire

Cabourg Mon Amour veut renforcer le local !

Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 3 min
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