Les derniers gazouillis de L’Oiseau

Comment l’idée de ce magazine est-elle née ?

Lara : C’était en 2012, après la fin de nos études. On avait envie de trouver un projet qui réunissait nos compétences. Michaël pour l’événementiel, la musique et moi pour la partie graphisme. Nous voulions un magazine qui nous ressemble.
Michaël : Nous sortions sur Caen et voulions partager la richesse culturelle notamment dans le milieu alternatif. Il y a beaucoup de choses à dire, parler des gens et des structures qui sont derrière.

En tout, combien de personnes ont participé au projet ?

M : On a commencé à deux, c’était une charge boulot immense. Une troisième personne est venue nous aider puis nous avons décidé de passer sous un fonctionnement associatif en 2015.
L : Nous voulions officialiser le projet et permettre aux contributeurs d’avoir un vrai rôle. Ca a créé une belle synergie autour de l’Oiseau. La vingtaine de personnes réunies s’est sentie plus impliquée.

Quels sont les moments forts de ce projet que vous retenez ?

L : La préparation du premier numéro était un moment assez magique. On a pris notre temps pour faire la maquette avant que tout démarre. Et puis il y a eu le deuxième numéro avec notre première soirée organisée avec Combien Mille Records.
M : Les plus grands souvenirs sont très souvent liés aux soirées qu’on a organisé. On a fait une super soirée à la fermeture éclair qui a réuni 250 personnes pour le 20ème numéro. On a pu inviter des artistes qu’on aimait beaucoup comme Toy, un groupe anglais.

Pourquoi arrêter au bout de 6 ans ? Réalité économique ? L’envie de tourner la page ?

M : On a jamais eu de difficulté financière. Nous avons toujours eu des partenaires qui ont joué le jeu. C’était pas la partie la plus épanouissante, mais elle était nécessaire. Nos modes de financement ont permis de ne jamais avoir à rendre de compte à personne. Nous n’avons jamais demandé de subventions par exemple.
L : On avait envie de passer à autre chose au bout de 6 ans. Au delà d’être viable financièrement, il y a aussi nos projets professionnels à côté. Moi avec des missions de graphisme et Michaël avec ses groupes et l’organisation de tournées.

La papier est-il mort ? Magic RPM avait réussi à se relever pour de nouveau glisser …

M : Il faut rester droit dans ses bottes et suivre ses convictions. Il y a toujours des voies à trouver : quelques membres fondateurs de Magic ont créé un nouveau fanzine qui s’appelle Mushroom par exemple. Il faut savoir choisir le bon angle, et des fois il faut savoir se retirer d’un milieu où il y a déjà trop de monde.

Qu’auriez-vous envie de dire à Mickaël / Lara d’il y a 6 ans au début de l’Oiseau ?

L : Continuez les gars, accrochez-vous !
M : Allez au bout de vos idées. Quand on a rien, on a rien à perdre.

Quels sont les autres projets sur lesquels nous pourrons vous revoir ?

L : L’Oiseau se termine maintenant. Il n’y aura pas d’autres projets liés à notre magazine. Par contre on continue de développer nos projets respectifs comme le graphisme pour moi.
M : J’ai maintenant trois groupes qui me prennent de plus en plus de temps. Je suis heureux de pouvoir utiliser le réseau créé avec L’Oiseau pour organiser les prochaines tournées.

J'ai toujours eu l'impression que mes vinyles sonnaient terriblement mieux entre 1h et 4h du matin. Demandez à mes voisins !

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Les derniers gazouillis de L’Oiseau

Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 3 min
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