Les dessous cachés du lyrisme

Je pars à la rencontre d’Alice Renucci, chanteuse lyrique. Aujourd’hui on s’intéresse, on discute autour de cet univers peu connu du grand public. Je la retrouve au café des Grands Hommes. Sa veste de moto sur le dos, elle me parle de sa passion pour le chant à tout juste 23 ans. 

Peux-tu me parler de ton parcours ?

Je suis issue d’une famille de musiciens classiques. Ma mère est flutiste et m’a donné envie de faire de la flute, j’en fais depuis toute petite. J’ai découvert le chant lyrique quand j’avais 16 ans, ma tante a été mon premier professeur et elle m’a préparé à rentrer au conservatoire de Caen. J’ai donc terminé mon cursus au conservatoire l’an dernier, en obtenant le DEM (diplôme d’études musicales). J’ai commencé cette année une licence musicien interprète à Rouen.

Comment as-tu découvert que tu savais chanter de l’opéra ?

J’entends beaucoup de gens dire « je n’ai pas de voix »,  « je ne sais pas chanter » et j’ai tendance à répondre que l’on est tous faits pour chanter étant donné que l’on a une voix. Le chant ça se travaille, c’est comme tout, ça s’apprend. Bien sûr quand on a l’oreille musicale éduquée depuis tout petit, c’est plus simple. Pour ma part j’ai eu de la chance, un peu comme Obélix, je suis tombée dedans quand j’étais petite. Après c’est une passion qui m’est venue naturellement puisque j’ai toujours aimé chanter n’importe où, n’importe quand. J’ai eu dans ma vie, des professeurs de chants merveilleux qui m’ont appris à travailler ma voix.

Écoutes-tu du lyrisme en général ? Ou es-tu attirée par d’autres univers musicaux ?

J’avoue que de formation, je n’écoute pas énormément de musiques actuelles. J’aime beaucoup les musiques de film, la musique épique. Le rock n’est pas quelque chose qui m’attire particulièrement. J’écoute de l’opéra bien sûr, mais bien souvent pour travailler et répéter.

Fais-tu des concerts ?

En ce moment je fais des concerts avec « le cœur de Canisy », en tant qu’amatrice. On travaille sur le requiem de Mozart. Dans le cadre du conservatoire, on monte en janvier un opéra qui s’appelle « Les noces de Figaro ».

As-tu des conseils à donner à quelqu’un qui voudrait se lancer dans le lyrisme ? 

Je dirais qu’il faut bien choisir son professeur de chant puisque c’est celui qui va te faire travailler ta voix et te guider. Il existe malheureusement beaucoup de professeurs de chant qui ne savent pas vraiment prendre soin de l’outil vocal. Très souvent, des chanteurs se sont retrouvés avec la voix cassée à cause d’un mauvais enseignant. Deuxième conseil, il ne faut pas se dire que, parce qu’on fait du lyrisme, on va forcément chanter dans un opéra. On n’est pas obligé d’en faire son métier, ça peut être une passion en parallèle de ce que vous faites. Et surtout, même si vous n’êtes pas nés dans le milieu de la musique, lancez-vous, à partir du moment où vous avez une voix, vous saurez vous en servir.

Commentaire

Les dessous cachés du lyrisme

Par Mallaury Marie Temps de lecture : 3 min
0