Des filles qui dépotent : The Sharkettes

Les choses ont beau évoluer, elles ne sont pas si nombreuses les filles dans le milieu de la musique normande. Alors une formation entièrement féminine, ça frise carrément l’exception culturelle. Mais l’originalité des Sharkettes ne s’arrête pas là, car c’est bien leur rock sombre et fiévreux qui retient avant tout l’attention. Claire s’est dévouée pour lever une partie du mystère qui entoure son groupe.

Salut les Sharkettes ! Tout d’abord pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre rencontre ?

Alors nous sommes trois rouennaises : Burnie à la guitare, Anne-Laure à la basse et au violon, moi (Claire) à la batterie, et toutes les trois au chant ! Nous avons démarré le projet en duo, Burnie et moi, en 2015. Anne-Laure a rejoint le groupe, pour notre plus grand plaisir, en janvier 2017.

Pas évident de vous coller une étiquette musicale ; comment est-ce que vous vous définiriez ? Quelles sont vos influences principales ?

C’est toujours une question un peu épineuse en effet… On avait qualifié notre musique de « rock embrumé » au détour d’un concert, on trouve ça plutôt approprié. Au niveau des influences, on peut citer Nick Cave and the Bad Seeds (notamment les « Murder Ballads ») ; on peut aussi entendre des sonorités à la Sonic Youth, ou encore Dead Moon…

On ne va pas se mentir, le milieu du rock est un milieu très masculin. Comment ça se passe quand on débarque avec un groupe entièrement féminin ?

Ce n’est pas trop dérangeant, jusqu’au moment où il faut porter des choses lourdes évidemment (rires).

Votre univers visuel est très travaillé, notamment vos clips ; est-ce que c’est une chose à laquelle vous accordez beaucoup d’importance ?

Nous n’avons pas produit énormément de choses jusqu’ici mais nous avons confié la réalisation de nos deux clips, « The Fire » (où nous n’étions encore qu’un duo) et « Anxiety » (un clip live), à Florent Woods Dubois. Le mec a fait pas mal de vidéos, notamment pour La Maison Tellier, MMNQNS, Christine, Tahiti 80, SunddunesS.. Donc là oui, visuellement, ça dépote pas mal ! Et c’est vrai que bosser notre univers visuel est très important pour nous donc nous comptons réellement poursuivre dans cette voie en effet.


Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos textes ?

La folie, la mort, la souffrance, la drogue, la violence, le sexe… que des choses fun quoi. L’amour, aussi, des fois, mais c’est moins drôle…

Vous êtes depuis l’année dernière accompagnées par le 106 et également signées sur le label Tour2Chauffe ; c’est quoi la prochaine grande étape pour les Sharkettes ?

Nous étions en effet parrainées par le 106 l’année dernière mais malheureusement le dispositif ne dure qu’une année. On en a cependant profité pour enregistrer un EP qui devrait sortir très prochainement. L’idée étant bien sûr d’en faire un bel objet au visuel bien soigné, et de nous en servir pour faire un maximum de dates. À ce propos, on joue au Mc Daid’s au Havre le 17 septembre avec Russian Girlfriends et Deepthroats, et à De Bruit et d’Encre à Rouen le 23 novembre dans le cadre du festival Chant d’Elles.


Découvrez les Sharkettes pour briller en société :
https://www.facebook.com/lessharkettes/
https://thesharkettes.bandcamp.com/releases
https://www.youtube.com/watch?v=q6Ze9fU6pbA

www.paulineleclercq.com

Commentaire

Des filles qui dépotent : The Sharkettes

Par Pauline et Thomas Temps de lecture : 3 min
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