Gandi Lake : un projet faussement adolescent

Amis de longue date, ou rencontrés « dans les toilettes du Cargö », comme un vrai groupe de légende, l’histoire de Gandi Lake est construite sur de belles rencontres. Celle de cinq musiciens, plus ou moins trentenaires, plus ou moins ado, qui ont su se servir de leurs expériences, musicales, personnelles et professionnelles, pour faire de leur projet, un beau projet.

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Anne-Louise avec Gandi Lake sur la plage de Cabourg – © Benjamin Vernet


Gandi Lake, qui êtes vous ?

Alex : Notre histoire commence en 2013. A ce moment là, nous formions un trio avec Fred et Arthur. Plus qu’une envie, ce projet nous apparaissait vraiment comme un besoin.

Un besoin ?

Alex : Il fallait que mes quelques compos sortent de ma chambre, que je les partage avec quelqu’un. Comme cela peut être le cas pour Fredo, je pense qu’il était nécessaire que l’on ait un projet en dehors de nos jobs.

Arthur : De mon côté, j’étais batteur dans Granville à ce moment là, et j’avais besoin de faire autre chose aussi.

Et qu’en est-il du reste du groupe ?

Adrien : J’ai rencontré les gars dans les toilettes du Cargö ! On peut dire qu’on avait un « sacré coup dans le nez », mais on a pas mal discuté. Ils savaient que j’étais claviériste et dans notre ivresse, on s’est donné rendez-vous en repet’ le lundi suivant. Ca a tout de suite fonctionné !

Cyril : De mon côté, en tant que régisseur de tournée, je bosse avec des musiciens, mais j’avais, comme les autres, besoin de faire autre chose. Bien que guitariste de formation, ça me plaisait de me pencher sur la basse.

Arthur : On a commencé à répéter tous les cinq en février 2014 et notre premier concert était le mois suivant. On a joué au El Chicho, à Bordeaux, loin de la pression caennaise.

Justement, quand on est plus tout à fait un « groupe de petits jeunes », ressent-on une certaine pression de la part du public, et notamment du public caennais ?

Alex : Notre groupe a beau avoir 30 ans de moyenne d’âge, on reste des ado dans nos têtes… Donc non, on n’a pas ressenti de pression particulière.

Diriez-vous que vous avez su tirer des enseignements de vos expériences ?

Cyril : Disons qu’on s’est servi des expériences de chacun, que ça soit dans des groupes précédents ou dans nos jobs respectifs, pour gagner du temps.

Arthur : Je pense qu’on a su éviter les erreurs que peuvent parfois commettre les jeunes groupes.

Alex : On a aussi pas mal appris de l’économie de la musique. Lorsqu’on sort un EP en digital avant de le sortir en physique par exemple. Ce n’est pas une vraie volonté, mais plus une réalité financière.

Vous semblez mener ce projet tout seul, parfois loin des professionnels…

Arthur : Oui et non… On a lancé Gandi Lake en même qu’un autre grand projet : le workshop Lapage à Caen. Je suis l’un des quatre fondateurs, avec Piotre notamment, qui s’est occupé de nos visuels. Tout fonctionne un peu ensemble.

Alex : C’est l’avantage d’habiter à Caen, qui est une ville très créative. On rencontre des graphistes photographes, cinéastes… C’est l’occasion de travailler tous ensemble.

Et ce clip de 22 minutes, c’était pour vous démarquer aussi ?

Arthur : Oui, on voulait proposer quelque chose de différent. Alors plus que d’un clip, on peut parler d’un film. Et ce film accompagne notre EP. Il a fait parti de sa sortie.

Alex : Chacun fait ce qu’il veut avec ce clip. On peut le regarder d’une traite, y revenir plus tard, repasser une chanson etc.

Arthur : Et de notre côté, on ne s’interdit pas de refaire un clip avec l’un des morceaux.

Un nouveau clip ? Est-ce l’un des projets de la rentrée ?

Arthur : Pour l’instant non. On se focalise sur la petite tournée d’automne.

Alex : On espère pouvoir sortir notre EP en physique d’ici la fin de l’année. Le même qui est sorti en digital en juin.

Adrien : Et on se penche aussi sur la création d’un 2e EP pour le printemps 2016.

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Gandi Lake – © Benjamin Vernet

www.gandilake.com

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Gandi Lake : un projet faussement adolescent

Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 4 min
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