Inaniel Swims, un garçon aux mille projets !

Il est guitariste, chanteur, poète et pas du matin… Il fait aussi du dessin, de la vidéo, de la gravure et des voyages entre copains. On le connaît sous le nom d’Inaniel, de Sorry Sorrow Swims ou d’Inaniel Swims. Entre concerts, expos et sorties d’EP, voilà un garçon qui ne manque pas d’actualités. L’occasion de faire le point sur ses différents projets. Allez Manu raconte-nous, qui es-tu en vrai ?

Inaniel Swims - ©Benjamin Vernet

Inaniel Swims – © Benjamin Vernet

Côté musique, tu alternes aujourd’hui entre Inaniel Swims et Sorry Sorrow Swims. Peux-tu nous présenter ces deux projets ?
D’un côté il y a Sorry Sorrow Swims, le duo que je forme avec Tiphaine. Lui est à la batterie et aux claviers et moi je m’occupe du chant et de la guitare. On est deux pour tout assurer, ce qui donne à ce projet un côté bidouille et bricolo.
C’est une façon de faire complétement différente dans Inaniel Swims. Sur ce projet, je suis entouré de Nico à la batterie, d’Hugo à la basse et de Peter aux claviers. On fait peu de répétitions, c’est surtout en studio qu’on prend le temps de se retrouver pour enregistrer. J’arrive avec une chanson et leur demande de composer leurs parties respectives. On se fait vraiment confiance et c’est la base du projet.

Cela donne des morceaux, des esthétiques, assez différents…
Les textes représentent le vrai point commun entre ces deux projets. Après, on peut dire que Sorry Sorrow Swims a un côté plus garage, plus instinctif. Alors qu’Inaniel Swims est davantage tourné vers la chanson, à la Jeffrey Lewis ou Jonathan Richman, la voix et les textes y sont beaucoup plus en avant.

Les gens se perdent parfois dans tout cela, comment prends-tu cette confusion ?
Je les comprends tout à fait parce qu’il m’arrive de me perdre parfois aussi ! Au départ, c’était presque un jeu que de brouiller les pistes, mais je ne pensais pas que ça irait si loin.
On est parti tous ensemble aux Etats Unis en septembre dernier, et je crois que la confusion est vraiment partie de ce voyage. Peter ne pouvait pas être là, donc il a été remplacé par Tiphaine, et on faisait tous nos concerts ensemble, c’était une vraie fusion des deux groupes. A ce moment là, je me suis fait prendre à mon propre piège.

Malgré tout, c’est important pour toi de garder ces deux projets bien distincts ?
Je trouve vraiment mon équilibre entre ces deux groupes. Et l’ensemble a un côté famille, collectif, qui me plait bien aussi. On s’est posé la question à un moment de tout mettre sous le nom d’Inaniel, pour simplifier un peu les choses, mais ça me va bien tel que c’est aujourd’hui. Et tant pis si ce n’est toujours aussi clair qu’on le souhaiterait dans la tête du public !

Tu exposes en ce moment à la Fermeture Eclair. Peux-tu nous parler un peu de cet autre projet ?
Cette expo s’appelle Bon Tabloïd et regroupe mes travaux des six derniers mois. On y découvre des gravures sur bois, des linogravures et toutes les pochettes de Sorry Sorrow Swims, que je signe sous le nom d’Inaniel Swims, histoire de bien brouiller les pistes ! J’ai aussi fait des pochettes et affiches pour deux groupes bordelais, Jaromil Sabor et Jach Ernest. Et on y découvre ma première BD : Swims Comics, qui est un mélange de journal, carnet de voyage et recueil d’histoire ! Je prévois d’en sortir une tous les trois mois.

Entre journal, carnet de voyages et recueil d'histoire, Inaniel Swims sortira son Swims Comics tous les trois mois. ©Benjamin Vernet

Entre journal, carnet de voyages et recueil d’histoire, Inaniel Swims sortira son Swims Comics tous les trois mois. © Benjamin Vernet

Comment t’organises-tu pour gérer tout cela ?
Ces derniers mois, j’ai beaucoup fonctionné à la deadline, en fonction des studios, des choses à rendre, des expos etc. Le problème en ce moment, c’est que tout avance en même temps, et c’est parfois un peu compliqué à gérer. Le mois de février a été beaucoup trop chargé et je crois que même moi je vais finir par ne plus m’y retrouver.

Et tu prépares quoi d’autre en secret ?
Je travaille sur mes BD que je compte sortir tous les trois mois. Et je relance Radio Swims, qui est une radio en ligne sur laquelle on propose chaque vendredi une nouvelle mixtape. Avec plusieurs amis, on a formé un petit groupe de programmateurs sur Facebook et cette mixtape hebdomadaire est l’occasion de partager des morceaux qu’on aime.

J'ai toujours eu l'impression que mes vinyles sonnaient terriblement mieux entre 1h et 4h du matin. Demandez à mes voisins !

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Inaniel Swims, un garçon aux mille projets !

Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 4 min
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