On discute avec Møme avant son live Saint-Lois

Nous étions le week-end dernier à Saint-Love pour le traditionnel festival Les Rendez-Vous Soniques. De très belles affiches pour cette édition 2017, on vous le disait ici. Nous avons voulu rencontrer Møme, ce Niçois qui enchaîne les dates et remplit les salles partout en France. Pour l’occas, on a eu la chance d’être invité dans son Tourbus… Ambiance tamisée, gros fauteuils ultra conforts, on s’y sent  sacrément bien, croyez-moi. Alors on se pose et on discute avec l’artiste :

Tout est allé très vite, raconte nous !

Møme : Pour revenir rapidement sur les débuts de ma carrière, j’ai eu un déclic pendant mon Master en fac d’éco. En 4ème année, j’ai fait une demande pour partir 1 an en Erasmus et la fac a refusé. J’étais bon élève, j’avais envie de découvrir autre chose que l’école classique… Je me suis dit que c’était le moment de bouger. C’était en 2010, je m’en rappelle bien, c’était un choix important. Je suis parti 8 mois à Londres (pas beaucoup plus, il faut de la thune pour vivre en Angleterre) pour faire de la musique. Bref Aloha a marché l’été dernier donc il fallait se douter qu’on tournerait cette année. Après, le projet est jeune, tout reste à construire. En tout cas aujourd’hui, j’ai besoin d’avoir mes instruments près de moi et j’ai besoin de pouvoir créer.

Tes inspis normandes ?

Møme : Il y a quelques semaines j’étais sur scène avec Petit Biscuit au 106 à Rouen ! J’adore ce mec, d’ailleurs on a sorti Gravitation ensemble. On a une vision commune de la musique électronique, c’est super cool de collaborer avec. Après il y a aussi Fakear et Superpoze que j’aime beaucoup. Qui sait, ça donnera peut-être naissance à des projets aussi. En tout cas la scène Normande est clairement dingue.

 

Plutôt Beauregard ou petite salle intimiste ?

Møme : J’avoue que j’aime le côté intimiste… Tu es englobé dans le son, ça tape bien. Et puis tu es proche du public, tu peux les entendre, les voir, percevoir leurs réactions. Je trouve ça super cool. Après évidement les deux sont magiques. En festoch tu peux envoyer du lourd, tu as une pression acoustique folle tu as 15’000 personnes devant toi… C’est la seule fois où tu entends ça dans ta vie. Je veux juste m’arrêter sur le festival Beauregard. Pour moi c’est le meilleur public que j’ai eu de toute la tournée, c’était fou cette ambiance.

Tu imagines quoi pour ton 2ème album ?

Je fais ma dernière date le 25 novembre à Paris. J’ai pas envie de trop en dire encore mais je prévois un tour du monde pour me renouveler, voir autre chose, prendre le temps d’écrire. J’ai envie que ce tour du monde aille au-delà de belles images et d’un simple voyage. Je prépare un projet plus fort, plus intellectuel.

La musique, ce bruit qui pense.

Commentaire

On discute avec Møme avant son live Saint-Lois

Par Valentin Cimino Temps de lecture : 2 min
0