Quand Gablé joue sur les images de Mickey !

Nous connaissons tous la souris aux deux grandes oreilles noires mais beaucoup moins son créateur, Ub Iwerks. C’est à partir de son travail que les caennais de Gablé ont décidé de créer un ciné concert nommé Comicolor. Un nouveau format pour un groupe qui raffole des challenges hors des sentiers battus. Zoom sur le projet avec Mathieu, membre fondateur du groupe :

Est-ce une fierté qu’aucun critique n’arrive à vous mettre dans une case ?

Carrément. On aime aller dans tous les sens, ne pas se limiter à un style. Donc on est content de voir que c’est compris ainsi. Il ne faut jamais oublier qu’on fait de la musique, il faut s’amuser, prendre du plaisir, en faire un jeu.

Ce statut d’illogisme dans votre musique vous permet-il plus facilement d’innover dans le format ?

On a fait sept ou huit albums, on avait envie d’autre chose. Une autre façon de bosser notre musique. Avec notre projet de ciné-concert, on a du faire avec de nouveaux repères, apprendre une nouvelle démarche. C’est très différent de jouer sur des images, de regarder un écran tout en jouant. Une communion avec le public se forme par cette activité commune.

Quelle image du ciné concert avais-tu avant de lancer le projet Comicolor ?

J’ai déjà vu quatre ou cinq ciné-concerts et la plupart du temps je décroche au bout d’une heure. On retrouvait une forme très narrative qui peut vite créer l’ennui. Notre premier souhait a été de bousculer cela.
Nous avons sélectionné sept dessins animés de huit minutes. On a composé pour certains épisodes de la musique électro bien énervée pour d’autre de la folk. En tout il y a cinq ou ou six ambiances différentes dans le concert.

D’où est venue l’idée de Comicolor ?

C’est une proposition de l’Antipode à Rennes. Pour l’ouverture de leur saison culturelle, ils nous ont proposé de créer notre ciné-concert. On était super excités par ce projet, nous sommes tous fans de films et d’images. Cela rentre à 100 % dans notre objectif de sortir des sentiers battus.

Comment fait-on pour utiliser les images d’Ub Iwerks ?

C’est simplement une licence. On verse de l’argent aux ayants droits du dessinateur à chaque concert.

Quelle a été votre méthode pour sélectionner les épisodes ?

On en a visionné une vingtaine pour en retenir sept ou huit. Nos critères étaient assez subjectifs, il fallait que ça nous fasse rire, qu’il y ait du caractère et qu’on perçoive une forme de musicalité. Chaque épisode est construit de la même manière : il y a le gentil, le méchant, une baston et une happy end. On a voulu défier cette construction avec notre musique.

Avec un tel dessinateur, le risque n’est pas que votre musique devienne juste accessoire ?

On a fait attention à ne pas accompagner ni narrer. Notre musique est assez tranchée de base, cela a été assez simple de lui donner une place équivalente aux images. Sur scène on est moins en représentation, on a moins besoin de faire le pitre.

 

Représentation de Comicolor le samedi 16 juin 2018 à Caen dans la grande salle du Cargö
(places assises), à 17h00 (ouverture des portes dès 16h30 – durée: 1H), suivie d’une dizaine
de représentations dans toute la France jusqu’en décembre 2018.
Tarif: moins de 10 ans : 4€ | prévente adulte : 6€ | sur place adulte : 8€
Les préventes sont disponibles sur ce lien (et sur le site du Cargö):
https://www.weezevent.com/comicolor-cine-concert-de-gable

J'ai toujours eu l'impression que mes vinyles sonnaient terriblement mieux entre 1h et 4h du matin. Demandez à mes voisins !

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Quand Gablé joue sur les images de Mickey !

Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 3 min
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