Travailler en duo avec Grand Parc

Tout seul c’est bien, mais à deux c’est mieux. C’est sans doute en suivant cet adage guatémaltèque millénaire que s’est formé Grand Parc. Mais c’est néanmoins en choisissant de s’entourer que le groupe a pris peu à peu son envol. Rencontre avec les deux têtes pensantes du projet, Annie et Nicolas, dans le quartier hérouvillais qui a donné son nom à la formation.


Salut ! Tout d’abord, comment est né le groupe ?

Nicolas : À la base, on ne peut pas vraiment parler de « groupe » puisque c’est né d’une envie commune entre Annie et moi de faire de la musique et de composer ensemble. On n’avait pas de plan particulier, on composait comme ça venait, on enregistrait tout sur ordinateur. Il y a une couleur pop qui s’est rapidement dessinée, mâtinée de différentes influences… Le seul objectif c’était de faire un album et de jouer cette musique avec des gens à un moment ou à un autre. C’est ce qui s’est passé une fois qu’on a eu assez de compositions ; à partir de ce moment-là on a commencé à répéter dans notre local au quartier Grand Parc à Hérouville Saint-Clair ! On a fait notre premier concert en décembre 2012 pour le « Réveillons nous ! » de Chauffer dans la Noirceur. L’album, lui, est sorti en juillet 2015.

Est-ce que vous avez fait ou faites encore des concerts uniquement en duo ?

Nicolas : On n’a joué que deux fois en duo. Ce n’est pas une formule qu’on a tenté d’élaborer d’emblée… Pour nous, cette musique devait être jouée à plusieurs. Les choses évoluent cependant car on est en train de monter le répertoire pour qu’il tienne la route à deux. La bibliothèque d’Hérouville nous a proposé de faire un concert chez eux dernièrement (le 10 juin 2017 NDLR) : on a travaillé sur le set avec Annie durant plusieurs semaines. Ça change beaucoup de choses mais ça nous a donné envie d’entretenir ce format pour plus tard !


Quels sont les avantages/inconvénients de faire de la musique en duo ?

Annie : Le gros avantage, c’est l’allégement. Allégement dans le travail de composition, dans la communication, dans la circulation de l’info, la logistique, d’où découle une grande liberté. On est totalement maîtres de la façon dont on veut dire les choses. Le désavantage, c’est qu’on est que deux ! Quand il s’agit de porter la musique vers l’extérieur, c’est une autre paire de manches. Faire tout à deux, c’est parfois énergivore. On est bien contents d’avoir les copains en concert.

On sent une vraie complicité entre vous en live. Est-ce qu’il est compliqué de faire entrer d’autres musiciens quand on a démarré juste à deux ?

Nicolas : Non, je n’ai pas l’impression. Il y a eu quelques changements de line-up depuis le début : deux bassistes, trois batteurs. Ca circule plutôt facilement, je crois !

Comment vous répartissez-vous le travail au sein du groupe (composition, recherche de dates) ?

Annie : On n’a jamais eu à chercher nous-mêmes des dates. Aujourd’hui, nous sommes chez les Tontons Tourneurs, mais avant c’est un ami qui nous montait les tournées. On lui demande encore des coups de main d’ailleurs. Ce n’est vraiment pas un travail dont on a envie de s’occuper, c’est beaucoup trop dur… Pour le reste, on continue à travailler comme cela a commencé : on compose et on arrange les morceaux sur ordinateur. Après on les joue en groupe. Et ce chemin est de plus en plus fluide.

Tu veux écouter Grand Parc ? Clique ici.
https://grandparc.bandcamp.com/

Tu peux aussi liker leur page Facebook, ça ne coûte rien.
https://www.facebook.com/grandparcband/

www.paulineleclercq.com

Commentaire

Travailler en duo avec Grand Parc

Par Pauline et Thomas Temps de lecture : 3 min
0