Quand les radios de Normandie fusionnent pour Ouest Park !

Tu représentes les couleurs d’Ouest Track. Est-ce la radio du festival Ouest Park ?

À l’origine la radio est née du festival Ouest Park. Cela remonte à 2010, le festival a toujours eu des projets de radio qui ont pris forme de webradio local. Puis on a franchi le pas en remplissant une demande afin de diffuser sur la bande FM. Quelques temps après on découvre avec stupéfaction qu’on nous accorde quinze jours de diffusion pendant le festival !
Ouest Track vient de là, nous sommes donc véritablement liés au festival. Au fur et à mesure nous avons accueilli de nouveaux bénévoles et de nouvelles émissions. Maintenant nous couvrons toujours le festival bien sûr, mais nous sommes indépendants.
Après il faut savoir que notre structure mère est la même que celle du festival : l’association Papa’s Production.

Comment décrirais-tu l’écosystème des radios indépendantes en Normandie ?

La vie des radios locales est plutôt dense à l’échelle de la région mais ce n’est pas réparti de façon égale sur le territoire. Sur Le Havre il n’y a aucun format de radio associative comme 666, Radio Phénix à Caen ou Pulse à Alençon. C’est ce qui nous a motivé à pousser plus loin le projet d’Ouest Track.
C’est un secteur qui reste un assez fragile financièrement. Il n’y a pas beaucoup d’argent généré. On relève plus de l’intérêt général qu’autre chose.

Ouest Park sera le premier événement où vous produirez une émission commune à plusieurs radios régionales. Comment cela va se passer ?

Cela fait maintenant plus d’un an que nous avons formé un collectif de “radios amies” dans la région. Cela nous a permis notamment d’être soutenu par la région financièrement. Nous avons pensé tout de suite à mutualiser un plateau sur des événements incontournables. Certaines radios avait déjà des partenariats, il y avait juste à faire une sélection d’événements majeurs et d’en choisir un. Le programme sera diffusé en direct et les radios reprendront l’émission en duplex.
On fait écho à une volonté de sortir de nos studios respectifs, d’avoir des contenus plus riches pour tout le monde avec des artistes importants.

Allez-vous reproduire cette expérience pour de prochains événements ?

Ce n’est pas encore calé mais c’est bien l’idée ! Nous sommes dans la fin de saison des festivals donc c’est compliqué de s’organiser tout de suite.

On parle beaucoup du format podcast en ce moment, est-ce que cela peut aider des radios locales ?

Nous ne sommes pas tous au même niveau sur cette question. Ce me fait penser au sujet des vidéos en direct pour les radios … Cela fait appel à des avis divergeants : chacun a sa vision.
Nous, nous sommes convaincus du podcast, depuis le début nos émissions sont en replay et depuis un an, toutes les émissions qu’on produit sont mises en ligne sur toutes les plateformes : iTunes, Spotify Deezer …
Cela permet de casser les frontières sur des émissions de niche, par exemple le rock garage. On brasse plus large.

J'ai toujours eu l'impression que mes vinyles sonnaient terriblement mieux entre 1h et 4h du matin. Demandez à mes voisins !

Commentaire

Quand les radios de Normandie fusionnent pour Oues…

Par Ambroise Carrière Temps de lecture : 3 min
0